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La perle de
culture
Aujourd’hui
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La belle histoire…
Il y a bien longtemps…
Les premières perles connues sont liées à l'homme
de Neandertal. Elles ont été retrouvées à La Quina, un site en France, dans
le département de la Charente, qui date de 38 000 ans environ avant J.-C. Ce sont des dents
et des os d'animaux incisés et portés en pendentifs. Et
déjà…
La perle est unique par sa beauté
révélée sans l’aide de l’Homme : ni taille, ni polissage ! Selon la légende
hindoue, Krishna l’aurait cueillie au fond de l’océan pour en parer sa fille
le jour de ses noces. Et 2300 ans avant l’ère chrétienne, les Chinois
acceptaient les perles en paiement de l’impôt ... Le plus ancien bijou avec
perles a été retrouvé à Suza, en Iran, lors de fouilles effectuées en 1901 :
un collier de 3 rangs comprenant 216 perles qui ornait le cou d’une princesse
Achémide, endormie dans son sarcophage déjà 4 siècles avant J.-C. En 1515,
l’explorateur Balboa découvrit dans le Golfe de Panama une perle de 200
grains (50 carats), baptisée "Pérégrina", tellement exceptionnelle
qu’elle s’en alla orner la couronne royale espagnole. Après être passée entre les mains de
Joseph Bonaparte, Hortense de Beauharnais, Louis Napoléon et la Marquise
d’Abercorn, elle fut mise aux enchères, en 1969, chez Sotheby’s où elle fut
acquise par Liz Taylor qui la laissa malencontreusement à portée de son chien
qui dans un mouvement malheureux ... la happa! Puis la restitua par les voies
naturelles non sans l’avoir quelque peu endommagée! La perle de culture
Les perles ont
longtemps été considérées comme des pierres précieuses, dont l'origine fut
souvent attribuée poétiquement à une goutte de rosée solidifiée. Depuis
longtemps, les Chinois savaient que le manteau des mollusques sécrétait la
nacre de leur coquille, et l’on trouve ainsi, dès le XIIème siècle, des
bouddhas de nacre résultant de l’enrobage, pendant quelques années, d’un
modèle de plomb ou d’étain glissé entre la coquille et le manteau de mulettes
d’eau douce. Dans les environs de Kobe, Mikimoto mit au point la
technique de l’élevage dans des paniers suspendus à des cordes, et utilisa
une méthode d’introduction de greffon de manteau destiné à sécréter des
couches perlières autour du noyau de nacre. Cette technique était inspirée
des travaux de son gendre décédé. il commercialisa ses premières perles de
culture aux Etats-Unis, organisant avec génie ses fermes perlières. Les secrets de la technique de culture furent bien gardés,
en dépit de la volonté américaine, et les fermes perlières ne purent
s’implanter alors hors du Japon qu’avec la présence de greffeurs japonais. L’eau douce des lacs et des
rivières… A la suite des travaux d’un des frères Fujita, il s’est développé
depuis 1960 une culture de perles en eau douce, le greffon est introduit sans
noyau de nacre dans le manteau de la mulette opérée, et il se développe une
perle de culture ovale à baroque, à large centre irrégulier ; chaque
mollusque peut recevoir jusqu’à 20 greffes par valve, soit 40 greffes au
total (en général, 10 à 15 greffes par valve seulement sont introduites pour
ne pas épuiser le mollusque). Après avoir grossi pendant deux ans, les perles
de culture sont extraites avec soin de la mulette, afin de ne pas trop la
blesser ; elle pourra ainsi produire une seconde génération de perles et
parfois encore une troisième. Les
perles de culture d’eau douce ont souvent des formes baroques, froissées, en
grains de riz mais, de plus en plus, on les trouve presque parfaitement
sphériques faisant concurrence en beauté et, surtout, en prix aux perles de
culture d’eau de mer . Depuis la fin des
années 1970, une culture de perles en eau douce s’est fortement développée
sur le modèle de la culture de perles du lac Biwa ; les perles de
culture sont aussi commercialisées par l’intermédiaire des Japonais. La Chine
est devenue depuis 1990 le principal producteur de perles de culture à
implant organique, souvent presque sphérique. Les perles peuvent être cultivées partout mais certains pays s'en
sont fait une spécialité. Devant le succès grandissant des perles de culture
et grâce à un accroissement du commerce mondial, de plus en plus de pays se
lancent ou retrouvent les traditions de la culture des perles : Philippines,
Viêt-nam, Indonésie, Myanmar (Birmanie) etc… Aujourd’hui…
Source : Australian Jeweller, mars 1998 Les progrès de la perle
Lors de
l'exposition de joaillerie et d'horlogerie de Miller Freeman, organisée en
septembre 1997 à Hong Kong, le représentant de Australian Jeweller a
eu le plaisir d'assister au tour d'horizon de l'industrie de la perle
effectué par un représentant de l'Institut américain de gemmologie (Gemmological
Institute of America - GIA) qui y loua les progrès de la filière chinoise
des perles d'eau douce cultivées, disant que la qualité de ces perles
s'améliorait rapidement et qu'elles pouvaient désormais être considérées à
juste titre par les joailliers comme un produit attrayant, concurrentiel et
tout à fait légitime. Leur moindre coût
permet au détaillant d'encourager son client à acheter plusieurs rangs
colorés pour le prix d'un seul rang de qualité Akoya, à la différence de ce
qui se faisait jusque-là. Jusqu'à il y a peu
de temps, les perles d'eau douce cultivées par les Chinois comportaient un
nucléus fait d'un fragment de manteau prélevé sur un mollusque et implanté
chez l'animal hôte. Les huîtres Akoya, par contre, sont greffées au moyen
d'une petite particule sphérique découpée dans la coquille d'une moule d'eau
douce américaine. Récemment, le
procédé japonais d'implantation d'un nucléus sphérique a porté ses fruits
pour les perles d'eau douce des producteurs chinois. Les négociants en perles
qui fréquentent les expositions du monde entier savent que les rangs de
perles chinoises rondes et blanches abondent. On y distingue facilement une
teinte blanc rosé, un trait jusqu'à présent plus caractéristique des perles
japonaises Akoya que d'un produit en provenance de Chine. À l'heure actuelle,
toutefois, les intervenants du secteur perlier semblent confirmer que les perles
d'eau douce de culture chinoise de bonne qualité sont en train de se créer un
créneau, au moment même où les éleveurs japonais ont du mal à livrer des
quantités suffisantes, Un défi attend le
détaillant de perles d'eau douce : il doit convaincre le consommateur que la
perle qui leur convient le mieux n'est pas nécessairement une perle
parfaitement blanche et ronde. la perle baroque fait étinceler la
personnalité de la femme qui la porte, particulièrement celle des plus jeunes
qui, jusqu'alors, devaient se contenter d'un produit à base de nacre pour des
raisons de prix. |
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